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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 17:10

Zerkalo.gif

Comment décrire l'état intérieur, les soubresauts d'une âme? Et si cette âme est la vôtre? Et si vous vous appelez Andreï Tarkovski? Un miroir ordinaire ne sufira pas, non. Il vous faudra quelque glace capable de pénétrer les esprits, de grossir certains détails, d'établir des passerelles entre les personnages et les époques d'une vie... Voici l'exercice de pseudo-autobiographie nombriliste tenté par le réalisateur avec Zerkalo [Le miroir] en 1975. Film dense qu'on pourra voir plusieurs fois, considéré par certains de ses adorateurs comme son chef d'oeuvre, par ses détracteurs comme un horrible pensum, il ne laisse pas indifférent. Dépourvu d'intrigue, il aborde par petites touches, souvenirs recréés, réinventés, magnifiés l'existence intime de ce cinéaste hors du commun, appuyé par une technique totalement maîtrisée. Cela ne vous rappelle rien? Oui, vous avez raison, les similitudes sont grandes avec le tout récent The Tree of Life, et si vous avez su vous laisser porter par ce dernier, vous saurez goûter - et regoûter - avec joie à Zerkalo.

Si Zerkalo est dépourvu d'intrigue - ce qui en détournera sans nul doute plus d'un -, il ne manque aucunement de matière.

Car la personnalité de Tarkovski est riche, très riche, et les multiples reflets qu'il porte à l'écran voguent dans une grande variété de directions. Une mère (Margarita Terekova, dont le jeu laissé en liberté porte de véritables moments de magie) en dispute constante avec un père (Oleg Yankovski) physiquement souvent absent mais psychologiquement omniprésent, la guerre, une vie de tous les jours à la ville éclairée par de lumineux séjours à la campagne...

Les incidents, les accidents, les discussions foisonnent dans la vie du jeune Ignat (Ignat Daniltsev), dans celle du petit Alekseï (Filip Yankovski) aussi, et sont repris, disséqués, analysés, transformés au rythme des souvenirs de l'un - ou peut-être de l'autre.

Zerkalo1.jpg

Car les certitudes ne sont pas légion dans l'univers Tarkovskien (?), et le spectateur avance en tâtonnant, tâchant de deviner péniblement le tableau construit par le réalisateur.

Les séquences noir et blanc alternent avec celles en couleur, le vent souffle avec force dans la taïga, les acteurs se retrouvent à incarner différents personnages, une voix de prédicateur débite en off des textes denses et poétiques - écrits par le père même de Tarkovski, Arséni - sur la nature de l'homme, de la nature... Les monologues, les dialogues, les images, les sons se dissocient, se chevauchent pour se retrouver en phase quelques séquences plus loin.

L'incendie d'une grange, un premier amour, un instructeur militaire vétéran, des essais de ballons militaires, une scène de ménage, des images d'archives... un grand capharnaüm d'épisodes de la vie d'un soviétique enfant pendant la guerre dont on aurait a priori peine à tirer un enseignement, une direction.

Zerkalo2.pngEt pourtant, de cet indescriptible méli-mélo surgit, implacable, une cohérence portée par la puissance des symboles, la force des détails qui surgissent et resurgiront plus tard sous une autre forme.

Si les images varient, pas de rupture franche dans les thèmes abordés - grâce notamment aux fréquents discours en voix off et à la douceur des mouvements de caméra.

Les passerelles entre les personnages, les époques, les incidents qui auront marqué la vie d'Ignat - ou d'Alekseï - se font naturellement, portés par les détails, les reflets des obsessions du personage central.

L'incendie d'une grange répond à la flamme entre les mains d'une jeune fille et pourra devenir buisson ardent, l'oiseau sur la tête d'un gamin parle au coq qui traverse une fenêtre, coq dont un cousin trouvera sa fin bien plus tard.

Zerkalo3.jpg

Le miroir de cette vie ainsi offerte devient porte, passage vers le monde magique peuplé de symboles récurrents, païens et chrétiens, qui peuplent l'oeuvre de Tarkovski.

Chacune de ses facettes brille et devient ainsi porteuse d'un élan mystique qui porte vers... vers quoi au juste?

Vers des moments d'émotion intense, de communion des sens, d'exaltation onirique, de symbiose parfaite: les instants d'une vie "vraie", sincère, dont l'intensité traverse l'écran pour toucher droit au coeur.

 

Note: 19/20

 

 


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Published by Eddl - dans Cinéma
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