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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 17:34

WasteLand.jpgL'art des contemporains a ceci de fascinant qu'il tente de capter les réalités de notre temps sous des habits provocateurs et souvent déroutants. S'il ne pose pas question, s'il n'ouvre pas de nouveaux hoprizons, il retombera rapidement dans l'anonymat. S'il va trop loin, il sera ignoré, incompris, qualifié d'imposture (à tort ou à raison) et restera dans l'anonymat. Waste Land prend le pari de suivre un de ces artistes déjà reconnus, Vik Muniz, brésilien d'origine, devenu aujourd'hui une figure sur le marché de l'art New-Yorkais, et de nous faire suivre un de ses projets. Promesse risquée car sans résultat garanti, et donc un défi déjà passionnant à suivre dans son principe comme dans la progression de l'identification entre l'artiste et son oeuvre, que le sujet ici va transcender pour produire un documentaire exceptionnel d'humanité.

S'il est un fil conducteur dans les travaux de Vik Muniz, il réside dans l'utilisation de matériaux des plus divers et inattendus (sucre, chocolat, diamant, caviar, poussière) pour réaliser des oeuvres qui peuvent se référer à des classiques: la Joconde, la Scène...

Au début du documentaire, Muniz a une idée, un projet qui se dessine et qui concilie ses aspirations professionnelles (artistiques) et personnelles: retourner dans sa patrie, le Brésil, et construire quelque chose, il ne sait pas encore vraiment quoi, au milieu des bidonvilles, à partir des déchets qui s'entassent dans les gigantesques décharges non loin des villes brésiliennes - Rio en l'occurrence.

Dès New-York, si les ambitions de Vik comportent une dimension philanthropique volontiers mise en avant - l'oeuvre en question se fera avec et au bénéfice des habitants de la région -, les questions et les appréhensions se profilent aussi dans la préparation de l'aventure. La perspective de l'immersion de l'artiste dans un bidonville pendant éventuellement deux ans provoque l'inquiétude, palpable, de son entourage.

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L'arrivée sur place commence dans un choc, celui de la découverte d'une, sinon de la plus grande décharges à ciel ouvert du monde, Jardim Gramacho, qui reçoit quotidiennement une bonne part des ordures de Rio et de ses banlieues.

Un univers déjà fascinant cinématographiquement sur laquelle vit - ou plutôt vivote - une société bien structurée dont l'économie repose sur la récupération et le tri - manuel bien entendu - des déchets.

Au coeur et au plus bas niveau de la hiérarchie, ce sont les "catadores", qui passent leurs journées à attendre les camions et à farfouiller les montagnes de détritus pour en tirer des matériaux de toutes sortes qu'ils répartiront dans des tonneaux en plastique avant de les revendre au poids et pour trois sous à des entreprises de récupération.

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Avec les années, ce qu'il faut bien appeler un métier s'est développé, vaguement syndicalisé, et tente de porter haut la fierté de ne pas être tombé plus bas.

La rencontre de Muniz avec les catadores est fructueuse, et rapidement des liens se créent entre l'artiste et certains représentants de la corporation: le responsable du syndicat Tiao, deux jeunes femmes, un estropié, un vétéran, la cantinière de la troupe.

Parallèlement à l'élaboration de l'oeuvre de l'artiste s'opère une alchimie d'apprentissage et de séduction réciproque à travers laquelle sont mis en contact des mondes radicalement différents, traditionnellement opposés, que rien ne prédisposait à cette rencontre.

Waste2

Au-delà du suivi du travail technique de l'artiste, de la magie inhérente à la naissance d'une oeuvre, sujet initial relégué peu à peu en toile de fond, le documentaire prend alors sa véritable dimension.

L'art "inutile" est mis face à une économie de survie quotidienne, les bons sentiments faciles et les yakas face à une réalité et des difficultés insurmontables, les riches naïfs face aux pauvres les nez dans les ordures, le New-Yorkais qui se balade en jet face au catadore nu-pieds.

Et paradoxalement, les premières confrontations passées, le dialogue se noue, l'homme parle et échange réellement.

Waste5.jpg

Les tentations hagiographiques qui transparaissent dans certains passages, la naïveté philanthropique, les doutes de l'équipe de Muniz présentes dans les premières intentions ne sont pas esquivées, mais honnêtement affichées et discutées.

Les réactions des catadores ne sont pas non plus ignorées. Ainsi, un des modèles, face à l'oeuvre qui la représente, ne voit d'abord que le gâchis de matériel récupérable qu'il a fallu pour la réaliser...

Autre grand moment d'intelligence et de mise en perspective philosophique, la question du retour des modèles à leur vie des catadores alors qu'ils ont déjà eu un aperçu d'un monde de vie facile, la perspective d'éveiller chez eux des rêves impossibles et donc de cruelles frustrations est débattue, l'artiste confronté à ses responsabilités, des décisions prises et assumées.

Lucy Walker, qui réalise le documentaire, développe habilement la mise en abyme constante de Muniz en suivant la construction des oeuvres à l'aide d'images magnifiques picturalement et humainement, de la décharge jusqu'au musée, pour construire sa propre oeuvre qui n'aura pas grand'chose à envier à celle de son sujet d'étude.

Les réponses aux dilemnes soulevés ne sont pas faciles, la vision transmise n'est ni blanche ni noire, mais la rencontre est indéniablement fructueuse des points de vue humains, spiruels - et artistiques.

Encore un film dont on ressort avec le sentiment d'être plus riche que quand on y était entré.

 

Note: 14,5/20

 

 

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Published by Eddl - dans Cinéma
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