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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 21:45

LImmeubleYacoubian.jpgQui n'a pas entendu parler de L'immeuble Yacoubian, immense succès d'édition de ces dix dernières années dans le monde arabe, et dans le monde tout court. Premier roman d'Alaa al-Aswani repris dans ce premier film d'Ahmed Marwan, il décrit sans fard pendant plus de deux heures et demi à travers l'histoire des habitants d'un vieil immeuble somptueux du Caire la société égyptienne et ses troubles actuels. Corruption, islamisme, vision de l'homosexualité, harcèlement, violence: les problèmes se répondent les uns aux autres pour construire une toile infernale dans laquelle le malheur et les malfaisants se répondent et prospèrent en toute impunité. Un véritable pourrissement de la société et de ses individus dans un cadre pourtant idyllique, les espoirs impitoyablement battus en brèche par un "système" dévoyé et corrompu: le tableau peint par Omaret Yakobean est impitoyable.

L'immeuble Yacoubian est bien réel. C'est une jolie bâtisse au centre du Caire datant de 1934, héritage d'un millionnaire arménien du même nom, à ses débuts habitée par des représentants des classes les plus élevées de la société égyptienne: pachas, industriels étrangers, millionnaires juifs.

L'Egypte a bien changé depuis, et les occupants de l'immeuble avec elle.

Aujourd'hui le dernier rejeton d'un pacha de l'époque, Zaki Pacha (Adel Imam), vieux garçon la soixantaine, y occupe un bureau-garçonnière où il se réfugie pour accueillir des prostituées mais aussi se cacher de sa soeur (Younis Essad) qui cherche à le mettre sous tutelle.

On y croise aussi Haj Azzam (Nour El Sherif), ancien cireur de chaussure devenu homme d'affaire prospère et qui se fait appeler "pacha". Affichant une religiosité affirmée, il va chercher à se marier en secret pour assouvir ses pulsions sexuelles.

Yacoubian1.jpg

Les pulsions de Rasheed Hatem (Khaled el Sawy), directeur d'un journal francophone, elles, sont moins avouables, puisqu'il doit dissimuler une homosexualité que toute la société réprouve. Il entame malgré cela une relation avec un jeune conscrit marié.

Si les étages inférieurs abritent de riches individus, le toit, lui, est recouvert de cases formant un petit bidonville qui abrite où vit la jeune et belle Bosnaina (Hind Sabry), destinée à épouser Taha (Mohamed Imam), le fils du portier, dont la seule ambition est de devenir policier. Hélas, son milieu rend ce destin impossible. Bosnaina, elle, se voit sans cesse confrontée à des employeurs qui tentent d'abuser d'elle...

Le décor est planté, la société égyptienne est presque entière représentée. Les drames que vont vivre tous ces personnages respectivement peuvent se dérouler, saga sociale et familiale où les aspirations individuelles les plus humaines, les plus légitimes aussi se trouveront confrontées aux restrictions et aux interdits de l'Egypte moderne.

Yacoubian2.jpg

Le portrait qu'en fait L'immeuble Yacoubian est sans concession et éclaire à bien des égards le "printemps arabe" de ces mois derniers.

La corruption est généralisée. Les hommes en possession d'une bribe de pouvoir cherchent à en abuser de toutes les manières possibles, engendrant la frustration et favorisant la haine et la bêtise qui poursuivront un cycle infernal presque impossible à briser. Une société où l'homme est un loup pour l'homme et où l'amour ne semble pas avoir sa place.

L'immeuble Yacoubian a profité du budget le plus important jamais utilisé pour un film égyptien. Les moyens à disposition sont impressionnants: figurants, décors variés et fastueux pour des scènes courtes. La production n'a pas lésiné, et cela se voit. Un peu trop.

Mais si les prises restent convenues et manquent d'imagination, ce qui est bien compréhensible pour un premier film, un souffle épique anime toujours la saga.

Yacoubian3.jpg

Si les acteurs ne sont pas les moindres atouts de sa qualité, le principal responsable de ce succès est sans nul doute le fil narratif scénario qui peint le portrait d'une société en pleine décomposition dont les individus sont tous menacés d'une manière ou d'une autre, qu'ils soient faibles ou puissants.

Le monde d'avant, celui des vrais pachas, ressemble alors à un paradis quand on le compare aux affres que doivent subir les personnages. Car les valeurs sur lesquelles il se basait n'étaient pas l'argent et le fanatisme.

La solidité et la vérité qui émanent du trajet de chacun sont assez effrayantes pour agripper l'attention du spectateur et l'y maintenir et le faire vibrer jusqu'au générique final.

Et n'est ce pas là l'essentiel?

 


Note: 12,5/20

 

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Published by Eddl - dans Cinéma
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