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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:38

MadMen3.jpgIl est devenu fréquent de juger les actions du passé suivant les normes du présent; lire l'histoire à travers nos grilles contemporaines. La plupart des oeuvres cinématographiques ou télévisuelles d'aujourd'hui participent à ces relectures pour façonner le monde de demain, le confortant dans ses certitudes ou bousculant ses a priori. Les années 60 au USA avaient jusqu'ici pratiquement échappé à ces efforts - bien que viennent à l'exprit l'excellent Revolutionary Road [Les noces rebelles] de Sam Mendes en 2008 ainsi que certains films des frères Cohen. Le fossé se comble avec la série Mad Men, centrée sur un des piliers de la société de consommation de cette époque qu'on voit sans histoire: le milieu publicitaire, alors en plein boom.

La série suit le trajet et l'entourage de Don Draper (Jon Hamm), directeur création de la firme de publicité Sterling Coooper sur Madison Avenue à New York. Autour de lui gravitent ses collègues, sa famille et ses maîtresses, un "panel représentatif" de la middle et de l'upper class américaines des années 60, de leurs problèmes, leurs joies et leurs humeurs.

MadMen1-copie-1.jpg

Au total une foultitude de personnages qu'il devient parfois difficile, il faut l'avouer, de suivre de front.

Parmi les plus importants, citons la femme de Don, Betty (January Jones) stéréotype de la femme au foyer jeune et belle, le portrait craché de la ménagère américaine idéale travaillée par la vacuité d'une vie qui passe entre ses parents, ses deux enfants et l'ombre d'un mari absent.

Peggy (Elizabeth Moss), elle, est une jeune secrétaire pas très bien dans sa peau, trop intelligente - et peut-être pas assez jolie - pour se contenter de rester plante de bureau, destin naturel d'une femme qui travaille à cette époque.

Pete Campbell (Vincent Kartheiser) est un jeune cadre aux dents qui rayent le parquet, issu d'un milieu aisé, mais qui insupporte visiblement Don, dont les origines troubles resteront mystérieuses une bonne partie de la saison.

Tous ou presque fument comme des pompiers et boivent comme des trous, les noirs sont cantonnés à la distribution de sandwichs et au pilotage des ascenseurs, les divorcé(e)s sont des moutons à cinq pattes. Il y a des choses qui se font et d'autres qui ne se font pas. Parmi celles qui se font, il y a celles ne se disent pas. Chacun a son petit secret derrière son masque. Nixon et Kennedy se disputent la présidence dans un combat feutré dont l'issue se décidera à l'amiable. Kodak sort ses projecteurs circulaires.

Un monde rassurant où les femmes sont habillées - et traitées - comme des poupées, sous le vernis lisse et polissé des valeurs de la société de la consommation américaine. Ah, qu'il est bon de voir se craqueler sous les coups des frustrations, de la réalité et de ce qu'on pourrait appeler la démocratisation de la société!

MadMen2.jpgEt ce même si cette relecture se fait sous les auspices du politiquement correct du jour...

Les costumes et les décors sont impeccables et replongent le spectateur instantanémant dans l'ambiance années 60, et ce dès le générique, très esthétique, façon North By Northwest [La mort aux trousses]

Pour apporter un bémol, étant donnée l'ambition de la série, et pour avoir un fil narratif à peu près abordable, chaque épisode est concentré sur un groupe restreint de personnages tandis que le suivant s'attache à d'autres. En résultent des mouvements de va-et-vient des intrigues secondaires dont la présence quasi-constante de Don ou de sa femme a du mal à limiter l'impact.

Les "cliffhangers" d'épisode à épisode (instauration d'un suspense insoutenable) sont donc beaucoup plus difficiles à installer dans Mad Men que dans d'autres séries comme 24h par exemple, et le rythme en souffre.

D'où quelques passages soporifiques, et certaines histoires ou personnes qui disparaissent pour ressurgir quelques opus plus tard, ce qui nuit à la continuité du récit.

Reste tout de même une chronique sociale techniquement parfaite, et des personnages recouvrant un tel éventail de portraits qu'il est difficile de ne pas y trouver son compte, même s'il se trouve un peu noyé dans la masse.

 

Note: 14/20

 

 


 

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Published by Eddl - dans Télévision
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