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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 17:17

Los-Olvidados.jpgUn film peut entrer dans la catégorie des "inoubliables" pour une scène, un instant, un regard. Los olvidados, en moins d'une heure trente, en fournit dix, cent fois l'opportunité. Considéré comme l'un des plus grands - sinon le plus grand - chef-d'oeuvres de Luis Bunuel, il demeure, malgré une volonté affichée de coller à un réalisme social dans l'air du temps, et soixante ans après sa sortie, un concentré d'images, de dialogues et de sons d'où jaillit la poésie et les émotions contradictoires si caractéristiques de ce surdoué de cinéma. Un film passé référence et devant lequel pâlissent sur bien des points d'excellentes oeuvres plus récentes sur le même thème - Pixote ou Citade de Deus [La cité de Dieu] par exemple.

Une banlieue pauvre de Mexico City.

Lorsqu'El Jaibo (Roberto Cobo) s'évade de prison, il retourne aussitôt à sa bande de gamins désoeuvrés avec deux idées en tête: se venger de Julian (Javier Amuezca), celui qui l'a, pense-t-il, dénoncé, et devenir grâce à sa fine équipe un caïd de quartier.

Grâce à sa volonté et à un ascendant certain obtenu par la prison et son âge, il entraîne donc ses petits camarades, dont le jeune Pedro (Alfonso Mejia), sur la piste d'exploits glorieux: dévaliser un cul-de-jatte, détrousser un vieil aveugle... Quand à Julian, un guet-apens improvisé permet à El Jaïbo d'assouvir sa vengeance et de le tuer plus ou moins par erreur avec la complicité involontaire de Pedro.

Les itinéraires d'El Jaibo, Pedro, d'Ojitos ("petits yeux", joué par Mario Ramirez), petit paysan abandonné par son père au marché se poursuivent ainsi sur fond d'une pauvreté criante, de familles désagrégées et d'aventures plus désespérantes les unes que les autres.

Olvidad3.jpeg

La tentation serait forte de présenter Los Olvidados comme un réquisitoire néo-réaliste implacable présentant la pauvreté comme cause de tous les maux de la société humaine - le film est d'ailleurs introduit sur cette idée, qui coïncide parfaitement avec le contexte politique où évoluait le cinéma non-américain des années d'après-guerre, italien notamment.

L'oeuvre va en fait beaucoup plus loin que cette interprétation simpliste de la société grâce à l'inventivité inépuisable de Bunuel, qui déborde rapidement la vision moraliste et politique pour dresser un paysage contrasté, riche en rêves et en images fortes et originales.

La mise en scène, épurée, est rendue propice à un symbolisme dévastateur. Le réalisateur exploite ainsi des associations d'images mentales troublantes pour obtenir une puissance d'impact terriblement efficace, jusque dans la mise en exergue des contradictions internes des acteurs.

Olvidad1.jpg

Les remords et espoirs de Pedro, les pulsions criminelles - et autres - d'El Jaibo, les émotions d'Ojitos comme du reste des personnages, portés par la maîtrise de Bunuel, aboutissent à des scènes plus intenses et mémorables les unes que les autres, par leurs images comme par leurs dialogues.

Chacune d'entre elles mériterait une étude approfondie, mais retenons-en quelques-unes où l'on retrouve certaines obsessions du cinéaste - utilisation d'animaux, érotisme naïf - : l'attaque du cul-de-jatte par la bande de gamins, la superposition d'une séduction d'El Jaibo avec le passage d'une troupe de chiens déguisés, la tentative de détournement de Pedro par un pédophile devant un magasin de bonbons - traitée sans dialogue -, sa jeune soeur qui s'oint les jambes de lait d'ânesse.

Le rêve de Pedro poursuivi par sa conscience, autre exemple devenu cas d'école (voir vidéo plus bas), cumule poésie et violence dans un climat onirique basé sur des ralentis, séquences superposées, sons utilisés en décalage avec les images qui s'y rapportent. Un talent technique qui n'est pas mis à profit gratuitement mais colle le spectateur aux états d'âmes du gamin.

Olvidad2.jpg

Aucun des personnages ne sort indemne de cette aventure. Lâches, avides, voleurs, violents... tous perdent une part d'eux-mêmes, et les victimes aussi peuvent se transformer en bourreaux. Pourtant, la tendresse de Bunuel - et donc du spectateur entraîné - est là, tangible, y compris pour les plus abominables.

La fin arrive comme un aboutissement choquant - même 60 ans plus tard - mais vraisemblable, et complète magistralement le film.

Une autre version de cette fin, commerciale, a été découverte et publiée beaucoup  plus tard mais diminue considérablement l'impact de l'oeuvre originale.

Mieux vaut donc l'ignorer et rester dans la version voulue par Bunuel.

 

Note: 19/20

 

 

 

 

Le rêve de Pedro:

 

 

 

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Published by Eddl - dans Cinéma
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