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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 22:41

DieWelle.jpg

S'il y a un spectre qui hante les allemands, c'est bien celui du nazisme. Ah non, on ne les y reprendra plus: le fascisme et ses avatars ne repasseront plus par eux. Ce traumatisme, ils le cultivent, l'entretiennent et le nourrissent pour ne pas retomber dans la gueule de la bête immonde. Die Welle [La Vague] est dans la lignée de ces films à thèse plus ou moins didactiques, plus ou moins moralisateurs et qui donnent plus ou moins à réfléchir.

L'idée vient d'une expérience réelle réalisée non en Allemagne, comme on aurait pu s'y attendre, mais à Palo Alto (Californie) en 1967. Ron Jones, un professeur d'histoire contemporaine, y avait mené une expérience de mise en situation, destinée à démontrer la fragilité du système démocratique quand on en retire l'individualisme.

Créant un mouvement fictif appelé "La Troisième Vague" sur la base du slogan "La force par la discipline, la force par la communauté, la force par l'action, la force par la fierté", il avait réussi à entraîner un nombre impressionnant et toujours croissant d'étudiants dans un mini-système égalitaire où beaucoup étaient plus qu'heureux de dénoncer leurs petits camarades, participer à des manifestations de masse et se saluer avec un geste très proche du salut nazi.

L'expérience s'était terminée au bout de quatre ou cinq jours par la confrontation brutale des étudiants à leur propre naïveté.

L'expérience avait déjà inspiré un téléfilm américain en 1981, duquel avait été tiré un roman - américain également - paraît-il très étudié outre-Rhin.

Vague2.jpgDans cette nouvelle version, l'action est donc déplacée dans un lycée en Allemagne de nos jours et encore plus dramatisée que ses premières sources ne l'avaient été, histoire de frapper les esprits.

Les différents types d'élèves sont actualisés et stylisés de manière à représenter les profils psychologiques variés qui succomberont - ou pas pour un petit nombre d'entre eux - à l'attrait de "la Vague", appellation du nouveau mouvement.

Le descendant d'immigrés turcs en voie d'intégration, la bonne élève un peu stressée, la fille un peu baba, le fils à papa qui se la pète, la petite grosse, l'inutile mal dans sa peau, le jeune metteur en scène qui n'arrive pas à contrôler ses acteurs... Tous trouvent un intérêt, une force, une protection dans la naissance de la Vague.

Vague3.jpgL'élan donné devient raison de vivre pour certains de ces adolescents peu structurés - parce que jeunes, parce que seuls et désoeuvrés, mais aussi, thèse plus intéressante, par laisser-aller généralisé. Trop heureux de se perdre - et donc de se trouver - dans le groupe, les plus faibles psychologiquement, en mal d'identité, trouvent à l'état pur dans la Vague ce qu'ils se procuraient à l'état embryonnaire dans leurs petites bandes de lycée.

Cette nouvelle cohésion les aide dans leurs tâches de groupe, leur permet de se dépasser, leur procure de meilleurs résultats en sport par exemple, retisse leurs relations avec leurs camarades.

Pour certains, cette aventure est un déclic, une révélation dans laquelle ils se lancent à corps perdu.

Le prix à payer, la perte d'une identité propre, de leur individualisme, est peu de chose pour la plupart des lycéens qui n'en ont pas.

Organisateur du mouvement rapidement promu au rang de gourou, le personnage du professeur, Rainer Wenger (Jürgen Vogel), tente de surfer sur cette vague sans se faire déborder.

Vague1.jpgMais l'équilibre est précaire, surtout quand on goûte - à son corps défendant au départ, puis avec plus d'ambigüité - à l'ivresse du pouvoir, qui entraîne toujours plus loin.

La thèse sous-jacente, même si ses ficelles sont un peu grosses, démonte les mécanismes qui ont fait le succès du nazisme: ses théories n'ont pas construites à elles seules l'organisation qui a mené à la solution finale. Hitler a organisé un terreau fertile, un système sur lequel il a prospéré en apportant une valeur, en présentant un réel intérêt à ses serviteurs, en exploitant les faiblesses individuelles.

Cette valeur, c'est la constitution d'un groupe, d'un mouvement qui a permis à beaucoup d'atteindre une reconnaissance, de donner un sens, une protection  à des personnes perdues ou en état de crise.

Comme dans Lacombe Lucien, l'adolescent est à la fois la victime et le bénéficiaire idéal de tels groupes car en pleine mutation. Plus il est faible, plus il sera entraîné loin.

Si l'union fait indubitablement la force, la Vague une fois lancée devient une entité déferlante qui ôte toute capacité à la réflexion personnelle, ce qui est confortable, mais mène à de terribles errances.

Même si les traits sont appuyés et les épisodes très dramatisés par rapport à l'expérience réelle et à la première version télévisée - ce qui diminue la crédibilité du message - le piège du film moralisateur est évité: Die Welle est source d'interrogation et ne donne pas de réponses toutes faites au problème.

Y en-a-t-il d'ailleurs?

 

Note: 13/20

 

 


 

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Published by Eddl - dans Cinéma
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